Archives de novembre 13th, 2009
Déclaration de la Section CNES de l’Université de Sidi Bel Abbès
Depuis sa création, le CNES avec les enseignants n’ont cessé de militer pour une université algérienne performante ouverte sur la société. Cet objectif ne peut être atteint sans la prise en charge réelle des problèmes socioprofessionnels de l’un de ses principaux acteurs, à savoir l’enseignant, et une refonte profonde des mécanismes de son fonctionnement qui se traduit par la mise en place d’une gestion démocratique et transparente
Pour cette fin, Le C.N.E.S a mené plusieurs mouvements sociaux très durs qui ont pu aboutir à la promulgation d’un statut particulier de l’enseignant chercheur et une valorisation partielle des salaires, qui est loin de rattraper les effets désastreux de l’inflation et encore plus loin de refléter la place de l’enseignant universitaire et de l’université dans la société. Pour remédier à cela, le C.N.E.S a reçu des assurances des pouvoirs publics que le problème trouverait sa solution à travers le régime indemnitaire, qui a ce jour n’a pas encore vu le jour.
Ce statuquo et cette fuite en avant des pouvoirs publics ont été encouragés par la situation organique du C.N.E.S qui a créé le vide syndical au sein de l’université et qui a contribué à l’affaiblissement du mouvement syndical en général dans le pays.
Cette division des rangs du C.N.E.S a eu des effets directes sur la gestion des universités, qui sont devenues des zones de non droit, où les dépassements ne se comptent plus. La dignité de l’enseignant est piétinée au quotidien, la gestion est plus opaque et autoritaire. A ce jour (Novembre!!!) des cours n’ont pas encore commencé dans la majorité des universités. L’esprit critique est banni du quotidien de l’université et toute voix discordante est menacée de suspension et trainée devant la justice.
La reprise en main de la situation et la création d’un rapport de forces favorable pour la prise en charge réelle et sérieuse des problèmes qui gangrènent l’université passe par la soudure de la cassure des rangs du C.N.E.S, condition nécessaire à la reconstruction d’un syndicat fort et revendicatif qui jouira de la confiance de toute la communauté des enseignants universitaires.
Pour cela, la section de l’université de Sidi Bel Abbès appelle la direction nationale et toutes les sections à œuvrer dans l’immédiat au rapprochement des deux parties et mettre fin à cette division dans un conseil national uni et rassembleur qui tracera la feuille de route pour l’avenir du syndicat et la prise en charge des problèmes de l’enseignant et de l’université.
Le bureau
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